A l’issue d’une thèse de quatre ans sur le sujet de ce qu’il implique de vieillir dans une société numérique, un besoin urgent de me reconnecter à ce que signifie être vivant s’est imposé. Contradictoire ? Oui, une contradiction comme une question : quel genre de connaissances sur l’expérience humaine peut-on produire en étant majoritairement assise face à un ordinateur ? Il me faut poursuivre mes recherches autrement pour qu’elles restent justes.
Ce retour au vivant s'est principalement manifesté par le mouvement : marcher, danser, transpirer. Des sensations simples et puissantes, dépouillées des dogmes de la performance sportive. Plutôt que de me demander le nombre de kilomètres parcourus ou de calories brûlées, j’observe ce que ce mouvement extérieur provoque comme mouvement intérieur, en moi : les émotions, les idées, les décisions qui émergent. Cette exploration intérieure mène vers de véritables mines d’or, singulières et surprenantes.
Aujourd’hui, au regard de cette mutation et de la nouvelle lumière qu'elle donne à mon parcours professionnel et personnel, je m’emploie à soutenir d’autres explorateurs et exploratrices dans leur quête de sens et de ressources intérieures.